Quelques repères historiques…
Le nom de Lèves
Il semble venir du celtique et on le trouve sous les formes de « Liew », « Lew » ou « Leug ». Les Romains, lors de la conquête de la Gaule au milieu du premier siècle avant Jésus-Christ, l’auraient assimilé au mot « leuga », qui signifie « lieue ». Lèves se trouve en effet à une lieue (quatre kilomètres) de Chartres et fut par la suite traversé par une des grandes « voies romaines » de la région.
Invasions nordiques
En 911, en arrivant par l’Eure, Rollon attaque Chartres à la tête d’une armée normande et danoise. Il essuie un cuisant échec. Séparée de son chef, l’armée se réfugie sur le « Montceau » ou « Mouceau » de Lèves qui était isolé et protégé par les ravins du Vau de Lèves , du Bois de la Chambre, de la Ravaudière, de Painchat ou de la Grappe, et parvient à échapper à ses poursuivants. Les Chartrains retiennent la leçon et fortifient l’accès à Chartres par L’Eure, à l’emplacement actuel de Lèves.
Le Pied de fée
Cette pierre à légende est située à l’orée du bois, sur la route de Levesville. Berthe de Bourgogne y aurait laissé l’empreinte de son pied en venant rejoindre son fiancé, le comte Eudes de Chartres. A la mort de celui-ci, elle aurait ensuite épousé le roi de France Robert le Pieu en 995.
L’abbaye de Josaphat
Elle est fondée en 1117 par Geoffroy de Lèves, évêque de Chartres et son frère Gosselin, seigneur de Lèves. De nombreux évêques y sont enterrés, dont Jean de Salisbury au XIIème siècle. A la révolution, l’abbaye est vendue comme bien national et devient un hôpital pour malades incurables qui prend le nom d’hospice Marie-Thérèse. En 1828, le Marquis d’Aligre échange son domaine de Bonneval contre celui de Josaphat et en fait don au département pour créer l’asile d’Aligre. Les deux établissements fusionnent en 1968.
Les hameaux
Lèves, tel que nous le connaissons actuellement, est constitué par la réunion progressive de différents hameaux, Chavannes, le Mousseau, Ouarville, Longsault et de l’abbaye. En 1863, les habitants d’Ouarville et de Longsault, par exemple, ne peuvent encore se rendre à Lèves qu’en traversant le gué situé au niveau du lavoir. Une souscription permet alors d’édifier le pont actuel.
16 août 1944
Longtemps épargné par les grandes batailles de l’histoire, Lèves fut le théâtre d’un combat meurtrier à la Libération. Les Allemands qui se repliaient y livrèrent un ultime combat contre les Forces alliées qui avançaient. Le centre ville fut bombardé et incendié. Il fut reconstruit ainsi que l’église Saint-Lazare qui avait été détruite. La nouvelle église accueillit les vitraux de Gabriel Loire et le bas-relief de Lambert-Rucki qu’on peut encore admirer aujourd’hui.
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